| Judicieusement
implanté en plein centre ville et en bordure de la Moselle le camping
4 étoiles de METZ-PLAGE nous accueille pour clore l’année
2003 en beauté avec en prime une météo exceptionnelle
pour la saison.
Dès le vendredi après-midi les premiers arrivants, alléchés
par un soleil radieux, pointent leur nez ou plutôt le museau de
leur tractrice. "Manu" (et non pas MARNU) en qualité
d’organisateur lorrain donc sérieux du type "la règle
c’est la règle" (et c’est une de ses qualités)
est déjà là pour nous accueillir, nous conseiller
et nous présenter le séduisant programme de festivités
qu’il nous a concocté.
Le cérémonial de l’apéritif est une des liturgies
non écrites de notre club et ses bienfaits fédérateurs
reconnus de tous. Ce fut à nouveau le cas ce soir-là et
aussitôt les tables d’époque ou non se sont rassemblées
spontanément pour former une grande tablée à la mode
de l’auberge espagnole.
A l’instar des autres et habituelles soirées, la veillée
se termina pour certains très tard = anecdotes, informations en
tous genres, aimables potins et commérages parcouraient le groupe
avec malheureusement en toile de fond l’évocation de la récente
disparition de Georges très apprécié de tous ceux
qui le connaissaient et qui ont voulu lui rendre un dernier hommage.
Les derniers équipages arrivent le samedi matin alors que les
arrivés de la veille vont à la découverte de Metz
, "ville lumière" mais surtout ville verte, au développement
harmonieux depuis près de 3000 ans. Capitale de la Région
Lorraine, éveillée depuis peu à la communication
et aux nouvelles technologies Metz est surtout une ville que la plupart
des participants ont découverte avec beaucoup de plaisir et de
satisfaction.
L’après-midi du samedi est consacré au quadrillage
en règle de la ville à l’aide d’un outil pédagogique
et de surcroît fort sympathique = le Petit Train. Visite guidée
bien structurée, ambiance studieuse du groupe qui sait de temps
à autre faire partager son sens de l’humour - quelques bons
mots – vous savez ceux qui claquent au vent comme sur la hampe du
fanion du RCCF – furent de la partie et participèrent à
l’ambiance presque torride du groupe (environ 30° à l’ombre
!). La cathédrale, la place d’Armes, la place de la Comédie,
le quartier de la gare, la place St Louis savent ne pas s’émouvoir
et garder leurs dignité et respectabilité !…
Et la fin d’après-midi arriva en cheminant sous le soleil
aride. Le groupe, les pieds parfois en compote et le moral en berne pour
certains, savait que seul un apéritif composé des vins du
terroir sélectionnés par Manu, maître es-œnologie
(tiens, un nouveau titre à son déjà bien talentueux
palmarès) pouvait traiter cette mini déprime ponctuelle
dite affection bénigne.
Traitement efficace car à l’heure dite (c’est à
dire à l’heure exactement précise ou précisément
exacte), le chef de convoi intima l’ordre du rassemblement immédiat
de ses ouailles du jour pour une destination gastronomique à base
essentiellement de mirabelles lorraines au demeurant fort savoureuses
: le château de Moulins les Metz.
Et à nouveau comme d’habitude, bonne bouffe, bonne soirée,
bonne ambiance, bon retour et bonne nuit pour tous ces forçats
de la culture de la caravane ancienne qui vivent intensément leur
passion et savent la faire partager.
Peut-on nous permettre de nous décerner un satisfecit général,
à chacun d’entre nous, au Président aussi qui, comme
il le dit souvent, à l’instar de l’ensemble des adhérents
: tire….tire….(censure oblige)
Dimanche matin : le clairon sonne à 7 h 00 et Manu envoie les
couleurs du RCCF à 7 h 15 (à 7 h 00 il dormait encore et
a dû se faire réveiller par des voisins complaisants). Départ
pour le Luxembourg avec à la clef une agréable et paisible
ballade en bateau à REMICH. Ensuite comme on dit au Canada, magasinage
luxembourgeois en ville ou lèche-vitrines comme on dit chez nous.
A chacun sa tasse de thé, chacun put flâner à sa guise
sous un soleil toujours aussi radieux.- A chacun sa bouffe.
Certains d’entre nous ont voulu ensuite revivre un passé
relativement récent en visitant le plus important ouvrage de la
ligne MAGINOT, près de VECKRING celui du HACKENBERG.
Pendant trois heures, notre mémoire individuelle ou collective
a été réactivée. Voilà ce qu’ont
vécu certains de nos anciens, à l’âge de 20
ans, avec leurs certitudes, leurs illusions, leurs espoirs. Quel gâchis,
cela fait froid dans le dos.
Ils y croyaient. Ils ont vécu une vie hyper organisée empreinte
de claustrophobie (à l’époque ce terme ne devait pas
exister) où la notion d’état d’âme était
proscrite.
Pourquoi ?
A chacun d’entre nous de répondre à cette question
métaphysique. Selon son cœur, selon ses convictions.
Cette rencontre fut un succès. L’organisation méticuleuse
et structurée fut menée de main de maître….es-chimie.
La fête est terminée.
La saison est terminée.
Que chacun hiverne et hiberne à sa façon.
A l’année prochaine.
Et pourquoi pas à Soissons à Pâques ?
Guy Hénon et André Cardoner |