| Compte rendu |
Du 28 au 31 août avait lieu à Azay-le-Rideau la traditionnelle
rencontre annuelle des rétro-campeurs. Localisation propice, promesse
de visites “royales” ou fraîcheur enfin retrouvée
? On a compté près de cinquante attelages !
Cinquante attelages, on n’en avait jamais vu autant en dehors des
rassemblements internationaux. Et avec du matériel de quelle qualité
! Pas de doute, il y a encore des caravanes anciennes à découvrir
au chaud des granges et personne ne chôme au garage pour leur redonner
du lustre. Johnny, dont le camping-car Digue Passepartout sur base Renault
commence à être connu, a une technique de restauration personnelle
: à chaque réunion, un panneau a été repeint,
ou une longueur de baguette repolie, de sorte qu’il brille chaque
fois un peu plus sans être immobilisé. Demandez-lui de vous
mimer le passage d’un carrefour dangereux avec les 48 ch pour 3
tonnes de son palace roulant à la visibilité précaire,
le sketch vaut le déplacement ! Si son Renault recarrossé
par Cordier est plus largement vitré, Jacques Beyli est encore
moins bien loti : il conduit quasiment debout, les sièges de cabine
étant davantage une couchette !
Après un séjour en région lyonnaise, la belle Hénon
double essieu à petites vitres ex. Denis Catterou, animateur de
cette rencontre avec Pierre Loth, qui initia le mouvement caravanes anciennes
il y a dix ans, a regagné l’Anjou. La verra-t-on un jour
tractée par le cabriolet Matford V8 de son propriétaire
? Cela ferait un bel ensemble mais sans doute un peu juste en puissance…
Pour faire bonne mesure, une autre Hénon de même taille et
disposition, mais plus récente avec ses immenses baies avant en
plexiglas, étalait ses 5,60 mètres derrière une Lincoln
Première de 1957.
Si les voitures américaines emmènent sans peine ces lourdes
remorques, on pouvait compter à Azay sur la présence de
deux Rover, une P4 venue de Belgique et la P5 V8 du président Daniel
Didon, Volvo Amazon, Mercedes à ailerons, Opel Rekord et, côté
françaises, DS, 403, 404, Simca 1500 break, etc. On peut compter
sur le Club qui n’en veut, venu en voisin et en force — on
se souvient de sa prestation à l’Age d’Or cette année
— avec linge aux fenêtres, parasols Ricard, transistor aux
couleurs pastel, maillots de corps “Marcel” et tout le décor
des campings des années 60, pour mettre de l’animation !
La rencontre accueillait aussi, pour la première fois, deux roulottes
foraines, dont une en invitée surprise. Rémy Mondange tire
la sienne, à 60 km/h, avec une Plymouth, mais l’autre venait
de Suisse derrière un tracteur agricole… conduit par une
dame ! «Je produis des spectacles de marionnettes et je me rends
en Bretagne. Je suis là par hasard». Et lorsqu’on lui
demande quel temps il lui a fallu pour venir de Suisse : «Je roule
à 25 km/h, à raison de 3 heures par jour seulement car c’est
fatigant. Je suis donc partie il y a dix jours». Chacun son rythme
! Mais pas stressée pour deux sous, notre marionnettiste ne s’affole
pas lorsqu’elle ne trouve pas son chemin en ville : «Je m’arrête.
La police ne tarde pas à venir résorber l’embouteillage
et m’escorte généralement jusqu’à la
bonne route.»
Que l’on se rassure, les rallyes de caravanes anciennes ne créent
pas de tels désagréments !
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La célèbre apérotente grandit...



Photos :
Jacques Beyly
Yves Boulesteix
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Dans les points forts, soulignons le soin apporté à l'accueil
des participants sous une gigantesque "apérotente". Pierre,
Denis, Corinne et leur équipe nous avaient préparé
des mixtures fort agréables qui ont largement contribué
à détendre l'ambiance. Et n'oublions pas la soirée
barbecue, garante d'une ambiance conviviale, chacun s'amenant avec sa
table et sa chaise pour créer une lôôôôngue
table digne d'une grande réunion de famille. Le restaurant que
nous avait déniché Pierre était très accueillant,
un apéro sur la pelouse et un dîner complet nous ont été
proposés à un tarif défiant toute concurrence...
Les visites étaient sympathiques et intéressantes : musée
de vieilles mécaniques, château et jardin renaissance de
Villandry, et sufisamment espacées pour laisser le temps d'admirer
les caravanes et d'échanger abondemment avec leurs occupants.
Le camping était fort agréable : pas de séparations
entre les emplacements, ce qui permet de circuler, admirer, photographier
à loisirs les attelages sous tous les angles et ce qui encourage
grandement la convivialité entre participants. Le son et lumière
du château tout proche a agrémenté d'une sonorité
un poil répétitif les soirées, mais la plupart du
temps on ne l'entendait pas, les conversations plus ou moins calmes allant
bon train. |